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La maison qui se dresse à l’angle du Square Ambiorix
et la rue des Eburons appartient à l’ensemble architectural
du quartier des squares. Elle occupe une position importante, étant,
avec son remarquable ‘bow-window’, le point culminant
de la perspective de la rue John Waterloo Wilson et de la rue des
Eburons, et représente en même temps une des plus importantes
‘maisons de maître’ qui subsistent dans la partie
nord-ouest du Square Ambiorix.
La
maison fut construite au tournant du siècle pour un agent
de change, Jean-Julien Van Stappen, dont les bureaux se situaient
dans la rue de Spa. Il voulait, de toute évidence, une belle
maison pour y vivre avec sa femme, ses deux enfants et ses domestiques,
et pour y faire des réceptions. Il fit appel à l’architecte-décorateur
Georges Hobé. Après huit décennies de propriétaires
et d’occupants différents, la maison appartient depuis
1985 aux quakers, et abrite les bureaux du Conseil quaker pour les
affaires européennes (voir dernière page de la brochure).
L’extérieur,
la cage d’escalier et les grandes pièces du ‘bel
étage’ restent pratiquement tels que Georges Hobé
les a construits. En entrant, remarquez l’ampleur de la cage
d’escalier, qui permettait de faire entrer la lumière
du jour dans la maison. En regardant vers le haut, vous verrez aisément
que le puits de lumière, et donc la maison, n’est pas
parfaitement rectangulaire. Le papier peint en relief qui couvre
les murs de l’escalier est d’une beauté exceptionnelle.

Au
premier étage, entrez d’abord dans la salle à
manger. La qualité du travail du bois nous rappelle que Georges
Hobé était fils d’ébéniste. Le
vitrail, les miroirs, la cheminée et les boiseries sont tous
d’origine. Les portes qui séparent la salle à
manger du salon central sont connues pour leurs vitraux en style
art nouveau ; leurs vitres en cristal sont d’une grand
pureté. Remarquez également les poignées et
autres détails. Comme beaucoup d’autres architectes
de l’époque, Hobé s’est occupé
autant de tous les détails concernant la décoration
à l’intérieur de la maison que des grandes lignes
des murs et des fenêtres à l’extérieur.
En
entrant dans le grand salon de devant, on est frappé par
l’effet de lumière qui provient du ‘bow-window’.
La pièce semble être ouverte vers les arbres du parc.
Le ‘bow-window’ sert en plus à dissimuler le
fait que l’angle de la maison, et du salon, dépasse
90 degrés (après la visite, comparez les dalles du
trottoir de la rue des Eburons avec les dalles du jardin). Le canapé-miroir
est également d’origine.
En
sortant, n’oubliez pas d’aller côté rue
des Eburons voir la signature de Georges Hobé gravée
dans la pierre en dessous du ‘bow-window’.
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